Un frison se résume à peut de choses, de beaux de très beaux crins si l’on a de la chance. Qui achèterait un cheval de cette race sans crin??? Et nous les propriétaires de ces demi-traits de charme avons plusieurs ennemis dont j’ai fait parfois l’expérience. Les poux: sales petites bêtes qui vont se loger un peu partout mais en priorité dans les crins et qui auront tôt fait de faire de la magnifique crinière de votre équidé un truc en dents de scie qui ne ressemble plus à rien et qui mettra des années à repousser. Les dermites estivales peuvent avoir le même résultat. Les copains et les copines de pré quoi que moins ravageurs peuvent également faire des dégâts de ce point de vue là. Pas plus tard que samedi ma cop’ a puni Prince mon 3 ans de pré avec sa jument. La raison la voici: celle-ci étant en chaleur mon petit hongre de fraîche date essayait tant et plus de la monter lui arrachant au passage quelques petites poignées de crins. La chance a voulu que les-dites poignées soient judicieusement localisées et ne sautent pas aux yeux, car sinon cela aurait pu me valoir un procès avec demande de dommages et intérêts pour préjudice moral de sa propriétaire je n’en doute pas un instant
Du coup la belle Horanda se retrouve pendant une semaine à brouter seule au pré, l’oeil morne rivé au pré d’à côté ou se trouvent mes chevaux Prince et Janneke. Mon cucu n’a certes pas compris que ses talents de coiffeur de soit pas considéré à leur juste valeur et c’est avec un hennissement pitoyable qu’il voit sa dulcinée en chaleur de surcroît séparée de lui par un fil électrique. Maudite soit la technologie!!!
Nous bichonnons les crinières et les queues de nos chevaux à tel point que c’est une recharge d’Equistar par semaine qu’il nous faut. Et attention nous démêlons au préalable les crins avec nos doigts avant de passer la moindre brosse afin d’éviter toute casse. Et c’est avec un œil appréciateur que nous admirons le résultat au quotidien n’hésitant pas à sortit de temps en temps un mètre afin de mesurer la pousse des précieux crins.
Nous avons un autre ennemis juré: la résine. Grand merci aux Dieux des frisons, pour le moment je n’ai pas eu à souffrir des affres de cette malédiction, mais j’ai ouïe dire que c’était une plaie et que pour s’en débarrasser, il n’y avait que le temps. De mon côté je n’ai eu que les poux qui ont fait perdre à ma belle 20 bons cm de crins et c’est déjà pas si mal, pour la résine je passe mon tour! Il m’est arrivé de voir rentré du pré des chevaux couverts de chardons, ça ne me tente pas trop non plus. Les petites des écuries ont du couper. Bon il s’agissait de selles français, le préjudice était mineur
Les puristes vous dirons qu’on ne touche pas aux crins des frisons, que c’est la meilleure façon de ne pas les abîmer. Là j’ai un peu de mal, passée un certaine longueur s’ils ne sont pas entretenus, ils deviennent rapidement ternes et cassant. Rien de tel que l’Equistar et un peu d’huile d’amande douce éventuellement pour leur redonner gonflant et brillance. L’Equistar, je me rends bien compte que je n’ai que ce mot là à la plume, mais pour en avoir essayé quantité d’autres avant, je trouve que c’est de loin le plus efficace, il gaine le crin, le démêle à la perfection et le rend plus épais à l’œil et au toucher. C’est tout juste si je ne m’en mets pas un coup le matin avant de sortir, il y a bien des jours ça ne me ferait pas de mal
Les crins chez nous donc c’est une religion! Je ne fait pas partie des plus accro qui nattent leur chevaux à la moindre occasion, une natte d’écurie par-ci, une natte d’étalon par-là, non, non! Je ne suis pas comme ça. Et pour cause, je ne sais pas les faire, parce que sinon je ne serais certes pas la dernière à m’y coller.
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Mazette ! J’crois pas !
Ben……..
En fait j’ai déjà essayé.
Du lustrant au brou de noix.
Oui j’ai un peu honte….
(je suis revenue vite fait à l’équistar).
Qui de vous deux appliquera la première une couleur « noir prune » à son zonzon ?
Ha ha ha !
Oui je ris.
Car il y a à peine un mois je passais pour une maniaque du poil. Constamment à récurer, déméler, équistarer (oui le verbe existe maintenant dans notre écurie), huiler, tondre (pour la barbe…), bref traquer le poils de trop ou celui manquant. Des fois même l’envie me prenait de déborder quelques boxes à gauche de ma Belle…
Et voici que ma religion s’avère contagieuse : mes voisins d’écurie ont ENFIN des crins brillants et gonflants !
Ouf, je me sens moins seule.