Ma toute première jument à 15 ans

Je fais partie de ces jeunes chanceuses, de ces enfants que la vie a gâté, et dont les parents ont tout fait pour que l’adolescence soit heureuse…

Je me suis battue pendant près de 2 ans avec mes parents afin de pouvoir intégrer un centre équestre. Après avoir visité plusieurs structures en région parisienne, mes parents ne cédaient pas : c’était l’usine, c’était glauque, ça ne leur plaisait pas. J’avais 13 ans lorsque ma professeur de sport eu le courage et la magnifique idée d’organiser un stage dans un centre équestre de l’Eure, j’ai fait mes 1ères heures en selle et suis revenue une semaine plus tard, les yeux brillants, le sourire aux lèvres. Mes parents, ravis de me voir si motivée m’ont régulièrement emmenée dans ce même centre équestre, à une heure de route de notre domicile : je faisais des w-e de stage, puis des semaines entières, puis des étés entiers. Tout cela avait un prix, je ne m’en rendais pas compte. Puis un beau jour, d’amitiés en amitiés, je me suis arrangée avec une amie du centre équestre pour être hébergée chez ses parents le temps des stages. Le coût avait diminué certes, mais les « conneries commençaient » : 2 jeunes ados plus ou moins livrées à elle même, divaguant entre le centre équestre, le domicile, les soirées au centre et… les 1ères cuites ! Un beau jour la vérité fut découverte et mes passages au centre équestre s’arrêtaient nets… Je ne savais plus comment meubler mes w-e d’adolescente, et je trainais dans les rues de banlieue avec mes « potes » plus ou moins fréquentables. Aaaah mes pauvres parents… je n’ai qu’une crainte : que mes futurs enfants m’en fassent autant baver que je l’ai fait !

Ma mère a alors pris les choses en main ! Une amie à elle connaissait des « professionnels », une petite structure, environnement familial, chevaux de propriétaires et cavaliers de concours…. Un stage… puis un deuxième… je progressais à vitesse grand V et je ne trainais plus dans les rues ! La suite est venue tout naturellement : mes parents m’offraient ma première jument ! Une jolie 4ans, grise aubérisée. Ce fut le début des concours d’entrainement. Au bout d’un an, la jument déclara une arthrose au boulet, pathologie qui n’avait pourtant pas été décelée lors de la visite d’achat, elle traversait les barres, ne sautait plus… Mes coatch, qui me l’avaient trouvé chez leur éleveur préféré ont longuement négocié avec mes parents afin de permettre un échange en larguant un nouveau chèque… C’est ainsi que j’ai perdu de vue Diva de la Tour II et que j’ai acquis Estelle de la Tour.

estelle concours 11 Ma toute première jument à 15 ans photo chevalLa fin de l’histoire est un peu plus triste, puisqu’à l’âge de 20ans, j’ai du apprendre à accompagner ma jolie Estelle vers la mort. Pourtant, les concours, les émotions, le suivi d’un cheval malade, m’ont, je crois, apporté énormément de bonheur et de maturité. Je ne saurais jamais remercier suffisamment mes parents pour tous les sacrifices qu’ils ont fait afin de me permettre de vivre une telle passion. La boucle est bouclée : j’ai récemment retrouvée la trace de Diva qui, après avoir été cheval d’instruction (après une année au pré, la jument ne présentait plus aucun symptome !), est devenue, suite à un accident de CSO, poulinière. Elle a aujourd’hui 17ans, a mis au monde un magnifique poulain en 2005, et coule des jours heureux au pré.

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11 Responses to “Ma toute première jument à 15 ans”

  1. kifif
    28. oct, 2008 at 11 h 50 min #

    oui je vais toujours faire mon ptit tour histoire de dire ne m’oublier pas je peux revenir monter, je connais tout le monde là-bas, mais j’ai arrêté de monter depuis 2 ans, mais j’ai espoir de remonter mon propre cheval un jour,

  2. Frédérique
    28. oct, 2008 at 10 h 34 min #

    Tu veux dire que tu y est toujours? Quelle fidélité! ;-)

  3. Kifif
    28. oct, 2008 at 9 h 26 min #

    j’ai commencé à l’age de 13 ans à monter depuis je n’ai jamais quitter ce club, je remercie aussi mes parents grâce à eux j’ai pu découvrir le cheval (ma passion)

  4. Malira
    27. oct, 2008 at 23 h 37 min #

    Il est très émouvant cet article.
    Moi aussi je remercie mes parents de m’avoir permis d’exercer cette passion car on ne se rend pas compte du coût que ça représente tant que ce sont eux qui signent les chèques…

  5. Frédérique
    27. oct, 2008 at 21 h 26 min #

    Même pas en rêve d’abord parce que j’ai brulé mon flutiau depuis bien longtemps et qu’en plus je ne voudrais pas brutaliser vos tendres tympans…
    Mais c’était bien tenté… :-)

  6. Rien de Grave
    27. oct, 2008 at 21 h 14 min #

    Et on aura un petit air le 22 ?

  7. Frédérique
    27. oct, 2008 at 12 h 56 min #

    Oui absolument et en plus je dois te dire à toi qui m’a déjà vue en selle que je suis plus douée pour l’équitation que pour la fluté c’est tout dire!

  8. Aglaé
    27. oct, 2008 at 12 h 38 min #

    Moi de même !! j’ai commencé l’équitation quand j’ai gagné ma vie :)

    Ah, la flute à bec !!!! veinarde !!!

  9. Frédérique
    27. oct, 2008 at 11 h 06 min #

    Moi aussi j’avais pas droit, c’était trop cher, j’ai eu droit à des cours de flute vu que ceux de piano étaient pleins, quelle chance! 5 ans de flute à bec, non mais vous imaginez un peu le traumatisme…..

  10. laetitia
    27. oct, 2008 at 10 h 09 min #

    moi mes parent refusai de me payer le centre equestre, trop cher, jen ai bcp souffert

  11. Rien de Grave
    26. oct, 2008 at 19 h 40 min #

    Oh que oui tu peux remercier tes parents, quelle chance tu as eu.
    J’ai un peu plus ramé. Ma famille me payait mes cours dans un club du 92 mais les stages, c’était pas possible. Alors à partir de 13 ans, j’ai cherché un haras qui voulait bien me faire bosser et je n’ai trouvé que dans le monde du trot qui n’était pas très regardant sur l’âge des lads. J’ai donc pu monter beaucoup mais sur des trotteurs.

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