Mes débuts à cheval
septembre 2007 après moult années à ne pas faire de sport, me prend l’envie de bouger. Commence alors un marathon de deux mois pour trouver un truc qui me plaise. Durant ces deux mois, j’essaierais la course (très modérément), la natation, le stretching, puis arrive la révélation: le premier cours d’équitation. Nous sommes début octobre, le ciel est clair, les oiseaux gazouillent et c’est par un beau dimanche matin que je me dirige le cœur léger vers ce qui allait être le début d’une passion mais aussi d’une longue, très longue série de galères….. Mon fidèle destrié est prêt à être monté et c’est alors qu’une heure de pur bonheur commence, du pas, de trot les mains dans le ventre et complètement penchée sur l’encolure du cheval mais qu’importe je ressent ce sentiment de toute puissance de celle qui monte trop mal pour se rendre compte à quel point elle monte mal. Le cours se fini et déjà se profile à l’horizon l’idée qu’il me faut un cheval, rien qu’à moi!
Semaine suivante, excitation total, c’est mon deuxième cours, bien sur je me garde bien de faire étalage des monstrueuses courbatures que j’ai eu toute le semaine au point de peiner à tout faire. Mes cuisses n’étaient que douleurs, quand au dos!!! Je fais la fière, alors que les autres trentenaires bien tappées de mon cours assument honorablement leurs courbatures, moi non. Même pas mal!!! Ce deuxième moment de pur bonheur s’achève et….. c’était mon dernier cours. Car en effet deux semaines plus tard j’achetais mon premier cheval qui serait loin d’être le dernier: sur une période de 6 mois, ils seront 6 à se succéder 2 par 2, sans compter ceux que nous renverrons à l’expéditeur pour mauvaise visite vétérinaire. Novice dans le domaine du cheval et fort mal encadrée à l’époque, n’ayant de surcroit absolument pas le niveau pour ne serait ce que oser essayer un cheval, il va me falloir faire confiance à quelqu’un. Mais qui? Je tombe par hasard sur une nenette qui a l’air sympa et fait un peu de commerce de chevaux. Il s’avèrera plus tard qu’elle était fort malhonnête et de fort mauvais conseil en outre. Quoi qu’il en soit, S*** me conseillera pour mes débuts à cheval un gentil petit entier de 3 ans non débourré. Très bonnes origines ça va sans dire, un Socrate de Chivre!!! Sauf que le machin en question si gentil soit il n’en demeurait pas moins un entier de 3 ans non débourré et même débourré en 4 jours comme elle l’a fait par la suite, un truc à me tuer!!! Il engageait à mort, n’avait pas d’équilibre dans son galop, pas de direction, donnait des coups de dos, comme je montais mal, je lui tirais sur la bouche, il tirait en retour et on en sortait pas. Bref c’était un jeune, très jeune, et j’était cavalière débutante, une alchimie pas forcément recommendable. Nous avons bidouillé l’un et l’autre pendant deux mois jusqu’à ce jour fatidique ou il m’a vraiment dit merde et mis deux fois de suite par terre et je dirais volontairement, prenant le galop comme un malade et se couchant dans les virages. Mon amour propre en a pris un coup mais pas tant que mon coccys et c’est ainsi que eux et moi avons décidé de nous séparé de Quidam, mon premier cheval. Je dois dire avec le recul et plus de niveau à cheval que Quidam était surement le plus polivalent de tous les chevaux qui allaient le suivre, c’était d’ailleurs un selle français issu d’un bon elevage, quant aux autres…….
Tags: débuts, selle français
Tagadas:débuts, selle français, Tranches de vie


10. juin, 2008 
Auteur:






Aucun commentaire pour le moment... Soyez le premier!