Travail par un pro: la fin justifie les moyens?

utopia Travail par un pro: la fin justifie les moyens? photo chevalLes pros quelle que soit la discipline ont des méthodes qui leur sont propres et qui vues de l’extérieur peuvent choquer les âmes sensibles des propriétaires de chevaux à sa mémère dans la catégorie desquels je me situe.

Ainsi j’ai assisté quelques fois à des séances de travail sur des chevaux de reining, j’insiste sur le qualificatif reining, j’entends par là pas un cheval lambda monté à l’américaine mais un cheval  de concours dont on attend beaucoup donc, et j’ai parfois été choquée par certaines sanctions notamment au niveau de la bouche lorsque le cheval ne se pliait pas aux demande du cavalier. Le mors qui claque une fois, deux fois, trois fois dans la bouche….. beurk. Et d’en conclure que ma jument ne connaitrait jaaaamais ce châtiment: je lui demanderai poliment, avec un s’il te plait, lui expliquerai longuement le pourquoi du comment et a force de persévérance et de respect mutuel nous ferions une merveilleuse équipe et tout irait pour le mieux dans le meilleur des monde….. celui des bisounours.

Sauf que j’en étais resté au frison, cheval froid par excellence qui dans le pire des cas de rébellion tente de faire un demi tour et au mieux s’arrête sur place. Le passage au quarter fut violent. Cette jument de 5 ans avec deux petits mois de travail en tout et pour tout, remise dans le moule rapidement au moment ou je l’ai essayée est arrivée chez moi deux mois plus tard me testant tant qu’elle pouvait, n’ayant pas de frein, ne connaissant que le galop et la mise en orbite de sa cavalière,  donnant coup de cul et coup de dos, me ruinant les lombaires en 15 jours. Pour tester, elle a testé et elle a gagné.

De fait, j’ai commencé a redescendre de mon petit nuage de bisounours et a envisager le travail chez un pro et les méthodes qu’il employait comme un passage obligé pour ne pas qu’elle finisse par m’éclater en carrière ou pire en extérieur. Si je n’irais pas jusqu’à dire la fin justifie n’importe quels moyens je pense qu’à tout prendre j’aime mieux qu’on lui casse un peu le moral chez un pro plutôt que de me voir hospitalisée et dégoutée a vie des chevaux,  ce qui n’aurait pas manqué d’arriver compte tenu de son tempérament, de son manque de travail,  de son jeune age et de mon niveau.

Cependant j’insiste sur le fait que si les méthodes de travail peuvent paraitre dures, le respect du cheval est total, et que quel que soit mes difficulté avec tel ou tel cheval jamais je ne cautionnerai de maltraitance de quelque nature qu’elle soit. Juste je suis redescendue de ma planète Utopia.

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8 Responses to “Travail par un pro: la fin justifie les moyens?”

  1. cigale76
    30. déc, 2009 at 15 h 23 min #

    Humm! pas évident comme situation que de se retrouver avec une bête qui nous manque de respect.

    Cet animal, a été travaillé au sol je présume, dans un contexte sécuritaire pour le cavalier.

    Je ne fais pas de lien avec le fait qu’il soi un quater horse car nous en avons 4 et pas de troubles particulier.

    Ha oui, je suis du Québec et pratique l’équitation pour la randonnée. Pour se faire, j’utilise des principes de horseman ship. Je suis tout de même pas puriste mais nous avons eu de bons profs.

    Si le monstre irrespectueux n’a pas été investi au sol, je crois que le début doit se passer par là. Je je veux pas juste dire de longer un cheval en rond à le rendre dingue et le tourner en bourrique mais lui donner la chance de s’amuser et de bâtir une certaine relation avec son cavalier qu’il doit reconnaitre comme un de ses semblables.

    Si tu connais peu de travail au sol, je verrai comment te faire parvenir un peu plus d’infos à ce sujet. Ca sauve pas le monde mais ca donne des outils différents pour des résultats intéressants.

    Nous avons croisé plusieurs cavaliers ayant beaucoup d’expériences et qui tout à coup rencontrait le monstre qui voulait les manger. Etrangement, l’utilisation de certains exercices au sol ont vite permis de résoudre des difficultés rencontrés par ces gens.

    Et en prime, on n’utilise pas ou peu de mors. Sur Cody, je me permet qu’un licou à corde et j’ai habituellement une bonne réponse. C’est sur que je fais sourtout de la randonné et pas du dressage et de la haute précision. Mais tout de même…

    (:

    • Frédérique
      30. déc, 2009 at 15 h 52 min #

      Je ne sais trop comment la bête a été débourrée mais je sais chez qui et tout me laisse à penser que cela a été fait correctement. Le pb vient de l’enfermement du à la fracture et du trop plein d’énergie et d’énervement que ca génère sur le cheval. Quand je la sors, elle a besoin de dégazer, hors elle n’a été autorisée que a marcher en main pendant deux mois et ca la rendait dingue, et ne lui suffisait pas après ses 3 mois de boxe et ses 5 ans de pré ce que je peux comprendre.
      Le travail au sol ou éthologie ou bien sur c’est une option mais je manque rapidement d’inspiration dans ce domaine il faudrait que je creuse et je rappelle que dès que nous avons eu la jument elle s’est cassé le pied. Donc pas eu le temps de mettre quoi que ce soit en place avec elle comme relation.

      • cigale76
        30. déc, 2009 at 16 h 36 min #

        Tu relèves déjà des défis importants. J’ignorais que le monstre était en fait une jument pleine de vie se relevant d’une grave blessure. Je peux comprendre le besoin de l’animal.

        Ca change rien a ce qu’en dit my little fairy mais je peux comprendre que l’on se sente fatiguée.

        Probablement que juste le tasse toi de là lorsque cela est requis sera suffisant à ce stade. Cette jument va finir par guérir complêtement et pouvoir faire sortir son énergie un de ces jours. Tes propos laissent croire que tu as besoin de prendre du repos et penser à toi. Tu as surement beaucoup investi (émotivement) dans cet animal.

        Patience et patience.

        Peut être trouver de l’inspiration sur quoi lui demander comme jeux au sol. Rf seven games de Pat Parelli. C’est un départ au moins et ca peut servir.

        • Frédérique
          30. déc, 2009 at 19 h 13 min #

          Ce grand jour est arrivé, elle peut reprendre le travail…. Et oui nous avons besoin de nous changer les idées l’un et l’autre ca n’a pas toujours été une partie de plaisir, je confirme. :-) J’espère que le pire de notre histoire est dérrière nous.

  2. my_little_fairy
    15. déc, 2009 at 16 h 18 min #

    jsuis d’accord avec Plop. Les chevaux ont besoin de limite, comme les enfants! rien à avoir avec être une propriétaire de cheval à sa mémère, ce que je suis certaine tu n’es pas fred !

    • Frédérique
      15. déc, 2009 at 17 h 18 min #

      Pour l’instant je suis propriétaire d’un cheval qui me manque de respect et qui est clairement dangereux et je ne me sens ni l’énergie ni le savoir faire de la remettre sur les railles donc je passe la main.

  3. Malira
    14. déc, 2009 at 23 h 01 min #

    Je t’avouerais que le dernier cheval que j’avais en pension me faisait peur… Au début non, mais son caractère s’est affirmé, et monter dessus me donnait plus de sueurs froide, attendant le moment où je me retrouverais par terre, plutôt que d’apprécier d’être à cheval.

    Du coup, si je monte sur un cheval aujourd’hui, passé la période de découverte de la bête, je veux me sentir en sécurité, et ne pas me rester accrochée aux rênes parce qu’un coup de cul bien placé peut arrivé à n’importe quel moment..!

    J’espère que ce mois de travail vous sera bénéfique à toutes les deux ;)

  4. Plop
    14. déc, 2009 at 18 h 42 min #

    Il y a « dur » et « dur ».

    On parle ici de cadrer un cheval, pas de le battre…

    Et il vaut mieux une sanction appliquée à un moment X de manière « juste » plutôt qu’un cheval ingérable et dangereux au final…

    Tu fais le « bon » choix, le premier danger en équitation c’est le manque d’humilité des cavaliers en fait..!

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