Temps: pluvieux, froid, nuageux.
Trajet: 30 kilomètres en accordéons avec pas mal de monde et de bons ralentissements dus à des automobilistes qui ont eu le mauvais gout d’avoir un accrochage.
Arrivée: pas terrible vu que j’ai un enfant malade et ronchon dans la voiture qui m’avait pourtant autorisée à aller aux écuries, mais qui ne s’attendait pas à un voyage de cette longueur
Je descends, je suis d’une humeur moins que bonne pour ne pas dire pire que mauvaise. Je passe d’un box à l’autre, ira, ira pas? Montra, montra pas? Non vraiment je n’ai pas envie, mais la mauvaise conscience m’assaille. J’opte pour la jument parce que à tout prendre elle est plus simple et moins sensible à mes sautes d’humeur…. Que je crois. A peine rentrée dans le box, elle m’a sentie comme…… énervée, de mauvais poil. Elle me tourne le cul. Je vais pour lui prendre un pied, elle me marche dessus et n’en bougera pas pendant ce qui m’a semblé être 20 bonnes secondes.
Hum… le décor est planté ça va être la galère pour elle et pour moi. Je prépare vite fait, claudiquant. Je monte, elle fait l’andouille devant un truc en font de carrière qu’elle a déjà vu 50 fois au moins, on marche, on trotte, on fait 3 foulées de galop, je descends, je la rentre, je suis furax. Hyper frustrée de cette séance de m****, ni plus ni moins que bâclée.
J’en conclue que:
- quand on ne le sent pas, il ne faut pas le faire au risque pas forcément de se casser la goule mais juste de faire de la crotte et d’en ressentir un sentiment d’intense frustration
- la frustration à cheval me met d’encore plus mauvaise humeur que celle alimentaire que l’on ressent lorsqu’on décide de se mettre au régime, que dis-je à la diète 15 jours avant les vacances afin de perdre la bagatelle de 10 petits kilos, c’est dire……
Photo par spinningjenny
Tags: comportement, jeune, peur
Tagadas:comportement, jeune, peur, Tranches de vie
45km X 2, le tout en moto agricole. Certes, 15 jours à 1 mois par an je me dégonfle et prends la caisse mais j’ai tendance à le regretter dés que le verglas fond ou la route sèche.
@Capucine : ooh ! 150 km tous les jours ??? Et ben moi qui trouve que mes 45 km x 2 quotidiens sont un calvaire… Cela dit (tu le sais bien !), les trajets sur l’A13-A12 peuvent avoir des durées TRES variables… Quant aux accidents, ils arrivent régulièrement, hélàs…
il y a des jours ou il vaut mieux rester couché, quand tu le sens pas fred tu as la possibilité d’appeler l’écurie pour mettre tes chevaux en liberté ?
rhooo mais t’inquiète, moi qui suis branchée A15, je te confirme que l’épidémie d’accidents est générale en ce moment! Mais tu remarqueras que …. je fais 150 km par jours et en 2 à 4heures…. je suis pas morte, je suis même en plein forme,et ce, depuis début septembre !!! Non, déconnez pas, je ne veux pas me faire appeler le « routière » !
)
@Gorille toutes mes excuses pour cette comparaison avec moi qui n’est vraiment pas flatteuse en cette journée de fort mauvaise humeur
Ah les accidents de la route….depuis que j’empreinte cette route pour aller aux écuries, il ne se passe par une jour sans que je croise ambulance et secours en tout genre. Ca craint. Portant sur un bon tronçon la vitesse est limitée à 110 mais ça ne change pas grand chose apparemment. Je touche du bois, je n’ai jamais eu ne serait qu’un touchette depuis que j’ai le permis.
@ Fred… ben justement parfois il vaut mieux ne pas compter les kilomètres et heures de route et choisir de ne pas monter et de panser, papouiller… c’est souvent dans ces jours là que les accidents arrivent. Ca m’est arrivée un paquet de fois quand ma jument était en pension dans le 78, ou le 91 : je me tapais les quais de seine puis soit la N118 pour le 91, soit A13-A12 pour le 78… jte raconte pas les heures de bagnoles : 30 km pouvaient se transformer en 2h… Dans les cas de stress de conductrice, je me contentais d’un coup de liberté et d’une balade en longe où je demandais un peu de respect (ce que les conducteurs de véhicules ne m’avaient guère donné sur la route et ça remettait les pendules à l’heure à Conny!).
Pour la petite histoire, c’est dans un moment ressemblant à celui là que mon chéri a eu le pire accident de voiture… dans les 2 premiers kilomètres au départ de l’écurie du 78, un type coupe la route pour tourner, alors qu’il est là… sa 205 avait diminué de plus de 30cm, quand je l’ai vu à la casse, j’ai béni le seigneur que mon chéri en soit sorti sain et sauf. Ce n’était pas de sa faute certes, mais s’il avait été serein, il aurait été davantage parano sur la route, moins pressé…
Bref, tu te tapes cette route pour te faire plaisir avec tes dadous, et pas uniquement pour obtenir des progrès en selle ! Pense plaisir, même en sortant de longs kilomètres de bouchon !
Et… pour l’enfant raleur et malade, peut être qu’un arrêt dans une station service ou au mac do pour un paquet de gateau ou chocolat chaud peut diminuer son désarroi face aux bouchons ?
Enfin, je fais ma « sure de moi » mais après un pied écrasé par un cheval, je n’en mène pas large, ça me fout en rage… et hors de question de monter dans cet état !
@RDG mouais…… en pire. Vraiment pire.
Y’a des jours comme ça où rien ne va et je comprends cette frustration quand rien ne se passe comme on le souhaiterait. On se raccrocherait à n’importe quoi, prête à s’adoucir à la moindre délicatesse qui ne vient pas bien sûr et on s’en veut deux fois plus! Nos chevaux ne sont pas dupes comme ils sentent l’orage venir à des kilomètres , ils sentent tout de suite si nous sommes irrascibles et ne feront rien pour arranger les choses…Y’a des jours comme ça où il vaut mieux rester coucher.Allez, ils annoncent un anticyclone pour le week-end : le problème s’est qu’il n’y aura pas de soleil pour autant …::)
En clair, ça ressemble à un jour de ragnagna
@RDG je ne fais pas 60 km et des brouettes juste pour les papouilles…. quand ils étaient plus prêts oui, mais là non. Et puis pour tout te dire, ce n’était même pas un jour un papouilles. Un jour à rester chez soi en attendant que l’orage passe.
(Cela dit, en ce moment je donnerais presque n’importe quoi pour pouvoir monter. Et plus la frustration grandit, plus on perd la raison… J’en suis à chercher du bénévolat dans les centres équestres pour pouvoir au moins être au contact des chevaux à défaut d’être dessus. Et je papouille les poneys que monte ma fille pendant des heures. Je vous le dit, je déraille…)
Il y a des jours avec et d’autres… Quand on ne le sent pas, c’est clair, il ne faut pas monter. Si j’avais réalisé ça avant, ça m’aurait évité une très mauvaise chute un certain jour de Juin où je n’avais pas, mais alors pas du tout envie de partir en balade au Parc de St Cloud
Ayant opté à 100 % pour l’équitation plaisir, si je le sens pas, je monte pas et s’il n’a pas envie de sortir, je le monte pas non plus (faut le faire dans les deux sens).
Dans ces mauvais jours, je me contente de papouilles, ballades à pied avec lui. L’avantage, c’est que je ne stresse plus, c’est plus cool.