Couple cheval/propriétaire: ça marche ou ça marche pas

Certes pour un œil extérieur, être c’est le rêve, mais beaucoup d’idées reçues circulent tant sur les propriétaires de chevaux et sur les chevaux de propriétaires d’ailleurs. Nous avons mainte fois aborder les aspects financiers et les contraintes matérielles liées notamment au climat que le fait d’être entrainait, mais il est un autre aspect auquel peut de nous ont fait allusion voire aucun.

La pression de la réussite, pas tant en concours car beaucoup d’entre nous n’y pense même pas mais simplement celle de réussir à faire rapidement quelque chose avec son cheval, de se mettre avec et de progresser tant lui que nous.

C’est le notre nous avons signé, acheter l’animal et nous sommes engagé en principe au long terme avec lui, il faut que cela fonctionne! Sauf que dans la pratique tel n’est pas toujours le cas et des couples chevaux/cavalier mal assorti il y en a des tonnes. Pas toujours d’explication rationnelle à la chose, soit un cheval qui s’avère ne pas correspondre aux attentes du cavalier, soit une alchimie qui ne se fait tout simplement pas. Et dans ce cas là, la déception est au rendez-vous, pas moyen de changer de monture comme on le ferait dans un club,  « celui-ci ne me convient pas essayons celui-là! » Non, il nous faut continuer vaille que vaille, la situation s’améliorant ou déclinant parfois jusqu’au blocage total voire le point de rupture qui amènera la cavalier soit a ne plus venir monter son cheval, soit à prendre la décision jamais facile de le vendre.

L’achat d’un cheval est dans tous les cas une prise de risques pas tant financièrement que moralement. A part l’achat d’une tondeuse à gazon, nous attendons tous beaucoup de nos chevaux soit dans le tempérament un cheval que nous souhaiterons proche de l’homme, soit dans ses aptitudes sportives, soit dans ses capacités a devenir un bon cheval de loisirs….

Le fait est que quelque soit le soin porter à la maturation du projet « achat de cheval » et à la réflexion sur la race, l’age, les aptitudes, le 0 risque n’existe pas.

2966643 Couple cheval/propriétaire: ça marche ou ça marche pas photo chevalA nous selon ce que se révèlera être le cheval une fois en notre possession, soit de nous adapter à ce qu’il est et a ce qu’il peut fournir, soit de renoncer. A moins d’avoir la chance à mon avis extrêmement rare d’avoir la perle qui satisfait en tout point  dès le départ tous nos désirs les plus fous. Mais parmi les propriétaires, lequel d’entre vous a eu la chance de tomber sur un tel cheval?

J’ai l’intime conviction que le cheval idéal n’existe pas. Que cela se travaille et qu’un cheval Y peut devenir idéal pour un cavalier X au bout d’un certain temps de travail et de beaucoup de patience.

Voilà donc se qui se cache derrière la notion de propriétaire: beaucoup de patience, de travail, de déception ou de désillusion parfois, de découragement, mais aussi des moment de joie et de satisfaction.

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About Frédérique

Frédérique passe beaucoup de temps avec ses chevaux et le reste devant son ordinateur a parler de ses chevaux et a écouter/lire les autres parler des leurs.

8 Responses to Couple cheval/propriétaire: ça marche ou ça marche pas

  1. Steph 7 août 2010 at 23 h 58 min #

    Je suis d’accord… Aujourd’hui, après 7 ans de vie commune avec mon trotteur que j’ai eu jeunot, j’ai l’impression qu’il était fait pour moi. A la réflexion, on en a pas mal bavé au début (récupérer un trottou de 2 ans et demi qui connaît rien, en ayant soi-même que 14 ans et le galop 4 ie pas grand chose, et pendant 1 an et demi juste suivre les conseils de l’entourage, jusqu’à ce que ça explose à chaque séance…), jusqu’à ce que je me prenne vraiment en main et décide de dire « merde » aux préjugés des gens. Nello m’a montré qu’il lui fallait autre chose, et finalement même si on dit souvent que je l’ai fait à ma main, maintenant je me dis qu’il m’a aussi (et peut-être plus que je ne le crois) faite à son sabot… et ça, pour le meilleur et parfois le pire, mais depuis 5 ans je dois dire c’est surtout le meilleur…

    Il est très spécial, nous fonctionnons de manière très « patchwork » car en voyant que la méthode « classique » préconisée par les gens n’allait pas, j’ai lu, discuté sur des forums, relu, cherché, quêté, réfléchi, observé, testé, je me suis trompée, je me suis parfois énervée, parfois découragée, j’ai recommencé, changé tel détail, me suis encore plantée, j’ai tiré des leçons de chaque événement… Et aujourd’hui les gens qui côtoient mon cheval me disent que lui sans moi, ou moi sans lui, ils ne peuvent pas l’imaginer, que nous sommes tellement proches et semblables désormais, tellement complices et que tout semble tellement couler de source, que c’est comme si nous en formions qu’un. Je vous rassure, ce « un », c’est un « un » qui se promène, joue à pied, en liberté, au pré, fait des massages, des gratouilles, dressouille un peu à l’occasion mais sans prétention par peur de se tromper, c’est donc un « un » qui ne fout rien selon d’aucuns, mais qui selon moi est sain et s’éclate chaque jour ou presque (euh les soins des pieds j’avoue restent un moment où on voit nettement la frontière entre le cheval impatient et la proprio désireuse de soigner au mieux le patient impatient)…

    Bref!!! C’est clair que si maintenant ça me semble clair et inévitable, c’est lui et personne d’autre, ben je me rends compte qu’on a dû bûcher, tous les deux, il était gentil et a tout fait pour m’aider même s’il reste un peu strict et pardonne pas les erreurs évitables, et moi ben passé la première euphorie et l’aveuglement, j’ai fait de mon mieux pour lui en le laissant me guider un max… Résultat il est heureux comme tout, et on est plus complices que jamais. Mais j’ai conscience que ce n’est pas acquis, alors chaque jour je poursuis l’édifice, tranquillement, sans stress, sans pression, et je l’écoute et l’observe beaucoup. Du coup je passe pour bisounours et stupide ignorante auprès des autres… mais je suis la seule que sa monture rejoint au grand trot, du bout de son pré, alors qu’elle était en plein grooming avec son amoureuse, quand je n’ai pas de friandise et que ce n’est pas l’heure de la bouffe… cherchez l’erreur!

  2. amelie 7 avril 2009 at 14 h 03 min #

    :-)

  3. Frédérique 6 avril 2009 at 15 h 11 min #

    Oui mais alors là c’est tout bête ce ne sera jamais pareil, c’est comme quand on perd un chien, le suivant il ne faut surtout pas le comparer c’est peine perdu….
    C’est d’ailleurs une très mauvaise idée de comparer les enfants aussi ;-)
    Bref les considérer tous autant qu’ils sont chiens, chats chevaux, enfants pour ce qu’ils sont des individus unique et incomparables. Désolée c’était mon 1/4 philosophique de « fait de ce que je dis et pas ce que je fais…. »

  4. amelie 6 avril 2009 at 14 h 37 min #

    Coucou à tous ! Je reviens sur Yaaah après une absence assez longue après un gros déménagement et plus trop envie de parler chevaux après des choses difficiles. Je suis tellement d’accord avec ce post. Le top du top est de pouvoir acheter un cheval qu’on connait parce que :
    1)c’est un cheval qu’on achète à son club
    2) c’est un cheval qu’on avait en demi-pension et la propriétaire décide de le vendre (comme c’était mon cas).

    Ce WE par exemple, j’ai eu ma 1ère rencontre avec ma nouvelle jument. Je programme d’ailleurs la visite véto pour cette semaine. Je ne la connais pas du tout. Je l’achète chez son éleveur, elle à l’air mimi comme tout mais je n’ai pas créé de relation comme avec le précédent. Je ne la connais pas et ça m’angoisse pas mal ! Car c’est un peu se lancer dans l’inconnu. On a peur de faire une erreur même si pour l’instant elle correspond à tous mes « critères » ;-) . Peur que ce ne soit pas pareil qu’avec le vieux …

  5. franck 6 avril 2009 at 10 h 54 min #

    bien sur, il serait idiot de revendre un cheval 2 semaine aprés l’avoir acheté

  6. Frédérique 6 avril 2009 at 9 h 00 min #

    Tout à fait d’accord mais juste se donner un peu de temps.

  7. franck 6 avril 2009 at 8 h 58 min #

    c’est vrai tout ça, j’ai failli revendre mon cheval a cause d’un problème physique, difficile pour moi de m’adapter a ça, finalement j’ai décider de lutter et le garder car je m’entend bien avec lui.

    mais il est clair que ce n’est pas encore mon cheval idéal, peut-être le prochain !!!

    quoiqu’il en soit je pense que si on s’aperçoit rapidement que ça ne colle pas, il ne faut pas avoir trop de remord et ne pas hésiter a le revendre, contrairement a ce qu’on peut penser notre cheval peut parfaitement être heureux avec quelqu’un d’autre.

  8. Malira 5 avril 2009 at 19 h 15 min #

    C’est sûr que le risque 0 n’existe pas! Et même si certains marchant (ou associations) acceptent de reprendre les chevaux si ça ne colle pas, on peut en tester à l’infini des chevaux avant de trouver le bon.
    Mais il y a probablement pas mal de gens qui conçoivent le caractère d’un cheval de proprio comme celui d’un chien alors que ce n’est pas toujours le cas…

    Mais du temps, beaucoup de temps, ça ressert forcement les liens ;)

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