Surpaturage: comment s’organiser au mieux?
Tout le monde sait ce qu’est le surpaturage, c’est tout bêtement d’avoir trop de bêtes -des chevaux en l’occurrence- sur un terrain donné, ce qui force a complémenter à l’année avec du foin . Car forcément vos prés ont vite fait d’être tondus comme la tête d’un officier de la légion étrangère et retournés comme après la passage d’un cyclone ayant tout emporté sur son passage pour ne laisser que cratères, ornières et désolation.
Une fois que vous avez réalisé a quel point vous êtes en surpaturage et combien il vous faudra débourser en foin à pour que vos équidés soient en état, vous commencez a faire marcher vos méninges pour optimiser vos surfaces si justes soient elles.
Récupérer la moindre de parcelle de terrain même si elle ne fait que 1000M2 pour en faire un paddock, créer de petites parcelles plutôt qu’une grande afin de faire tourner vos chevaux et de laisser la terre au repos quelques semaines sur les autres. Voire si vous avez la possibilité, faire construire des boxes et y mettre vos chevaux non pas l’hiver ou rien ne pousse mais au printemps, période ou la nature se réveille et ou vos prés sont les plus susceptibles de reprendre. Bien sur il vous faudra user de la fourche et de la brouette pour la corvée de curage des boxes, mais c’est a ce prix et si la météo y met du sien que vous pourrez faire un peu de foin ne serait-ce que pour quelques mois. Et c’est surtout le seul moyen pour vous de ne pas surexploiter vos terres risquant de les rendre quasiment stériles.
Être en surpaturage n’a pas d’autre inconvénient du point de vu du cheval ou du propriétaire, que celui de devoir nourrir un peu plus tout au long de l’année car a tout prendre votre équidé préfèrera être a 4 sur 1 hectare que tout seul sur 4 hectares. Pour lui avoir a manger d’une façon ou d’une autre et des relations sociales est plus important que de la place pour s’ébrouer comme un beau diable…. seul.
Le problème du parasitisme peut être réglé et selon le nombre d’équidés par le fait qu’il faut penser à les vermifuger plus fréquemment que d’habitude (en principe 1 fois à l’automne et une fois à l’entrée du printemps) Plus il y a de chevaux sur une petite superficie (1 Hectare pour 4 chevaux), il faut vermifuger 2 fois plus…
La création de paddock (pré coupé en plusieurs parties) peut être également préconisée pour mettre les chevaux par affinité par ex. (sans trop les éloigner les uns des autres) et prévoir bien sûr des abris à défaut de les rentrer en box.
Voilà, après avoir eu mes chevaux à proximité de chez moi, 2 pendant 14 ans et en avoir perdu un en 2005, j’ai dû me résoudre à mettre celui qui me reste en pension chez une personne qui a également des chevaux. Qui s’en occupe très bien et où mon cheval est « heureux ».
Il y a aussi le moyen de vendre quelque élément qui fera peut-être un(e) « heureux » humain(e). Je sais la décision n’est pas facile à prendre et encore moins à mettre en oeuvre. Mais le risque de surpaturage c’est que les chevaux ne trouvent plus assez à manger et donc dépérissent…
Le surpaturage pose également un problème de parasitisme….
200 euros la tonne et ca monte a 300 parfois ici, mais je ne me plains pas car sombreux sont ceux qui n’en ont pas du tout. Les miens sont à 4 sur 2 hectares. Mais ils restent pour ainsi dire sur 1000M2, jamais ils ne bougent. Et depuis le terrassement devant l’abri ils ont la délicatesse de tout le temps y chier
Donc pas gros souci pour ramasser les crottins, mais ceux d’avant c’est mort sur un terrain défoncé et en boue, aucune chance de les ramasser.
Un article qui me rassure un peu, malgré la tronche de me paddocks
Mais qui dit surpaturage dit aussi ramassage des crottins quand, comme chez moi, tu en a 4 sur moins d’un hectare… et le casse tête pour « répartir la pression » sur le terrain : tout laisser ouvert l’hiver et fermer tel et tel paddock à l’instant T, mais…. il y a aussi un aspect passionnant : gérer au mieux, appréhender les saisons (qui ne se ressemblent jamais d’années en années);…
Quant au foin : l’année 2010 a été un gouffre à foin alors que les récoltes étaient moindres ! Touchons du bois pour la récolte 2011 !!
Enfin, j’aime bien me plaindre, c’est un réflexe : mais le plaisir est là : mes juments ont toujours leurs 8h de liberté par jour, même en plein hiver, et ça, ça devenait difficile à obtenir en pension en région parisienne !
Et avec la hausse des cours du blé c’est pas demain la veille que j’aurais mon hectare supplémentaire tant convoité, donc on fait avec !
héhé tes 2 derniers articles me touchent de plein fouet