La boucherie chevaline en chiffre et en chute

On a beau être contre le fait de manger du cheval ou de l’âne comme c’est la spécialité en Corse par exemple, il n’en demeure pas moins que la consommation d’équidés est une réalité économique. Cependant ces quelques chiffres remonteront le moral des troupes de ceux qui s’y opposent activement en blogant, en faisant des pétitions ou autres, ou passivement simplement en n’en mangeant pas.

La population équine en France est estimée à ce jour à près de 1 million d’animaux, de toutes races et de toutes provenances. Selon le ministère de l’agriculture 44 000 animaux ont été abattus à fin de en 2001 contre 36 000 en 2002, soit une chute de 20% environ. En 2005 on comptait l’abattage de 22000 chevaux contre 19700 en 2006, soit une basse pour cette seule année de 9 %. Les importations de la France dans ce secteur ont connu le même ralentissement sur cette période. Le second chiffre de bonne augure est qu’il ne reste plus à ce jour que quelques 1300 boucheries chevalines en France. On mange moins de cheval et à ce jour 40% des ménages se déclarent vivement opposée à cette consommation.

Selon une enquète datant de la fin de 2007, la équine dans son ensemble génère plus de 2 milliards d’euros par an, dont la moitié provient du secteur des courses, contre « seulement » 330000  La boucherie chevaline en chiffre et en chute photo chevalde la boucherie hippophagique, qui est en net recul depuis 2001.

Si l’on s’en fit aux fournies par les Haras nationaux, il s’agit essentiellement de jeunes chevaux voire de poulains de qui ne sont élevés qu’à cette seule fin. Ils sont en général abattus au cours de leur première (on appelle cela des laitons) voire de leur seconde année de vie. Le reste des chevaux de boucherie étant des chevaux réformés des courses comme les trotteurs par exemple ou encore des chevaux devenus trop vieux pour tourner en club. Cette seconde catégorie représente près de 50% du total. Malheureusement on voit ici, qu’il ne s’agit pas uniquement de chevaux gravement accidentés et sans perspective de guérison, mais aussi de chevaux dont les performances sportives ont été jugés insuffisantes ou encore dont les propriétaires faute de moyens ne peuvent plus nourrir.

Cependant, il parait que le cheval dans sa septième année est « au meilleur de son gout », contrairement aux bovins qui vieillissent mal de ce point de vue, et dont la viande perd de sa qualité les années passant. Malheureusement pour nos amis équidés il n’en est pas de même pour eux, ce serait le contraire.

L’association 100 chevaux sur l’herbe entre autres, tente  de sauver un certain nombre de chevaux destinés à coup sur au couteau.

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About Frédérique

Frédérique passe beaucoup de temps avec ses chevaux et le reste devant son ordinateur a parler de ses chevaux et a écouter/lire les autres parler des leurs.

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8 Responses to La boucherie chevaline en chiffre et en chute

  1. valentine 28 mai 2012 at 16 h 47 min #

    tant mieux si c’est chère car meme si se sont pas les mentalité qui change, imagine que se soit la viande la moins chère …

  2. Frédérique 17 décembre 2009 at 11 h 36 min #

    @Charly C’est que nous avons une relation particulière au cheval que nous n’avons certes pas avec l’agneau ou le porcelet. Il ne s’agit pas tant d’une question de principe que de philosophie. On ne peut pas travailler des chevaux ou monter a cheval, passer des centaines d’heures à apprendre à les « apprivoiser » à mieux les comprendre, à leur enseigner et à leur grimper sur le dos pour les bouffer ensuite. C’est pas possible pour nous cavaliers. On ne peut pas travailler un cheval sans une relation de confiance. Et une fois établie il faudrait qu’on mange un congénère? Euh la je m’y vois pas du tout. Pour autant je conçois que d’autres qui ne montent pas à cheval le fassent. Pour eux un cheval, une vache ou un cochon c’est pareil. Tout est question de point de vue.

  3. charly 16 décembre 2009 at 23 h 46 min #

    si on mange moin de cheval c juste parsque les jeune fon plus la boucherie cheval ou boeuf et les boutique ferme et son pas repris sinon ca marche tjr otan je suis pas en haut de la chaine pour boufé des salade tous les jour encor.ETca me fy rire kan kelk un di a nan je mange pas de cheval et le midi ce mange du veau ou de l agneau ce ridicul ce soi on mange tou soi on interdi tt les viande

  4. Frédérique 9 mars 2009 at 14 h 01 min #

    Le fait est que le cheval reste moins cher que le reste, s’il était aussi cher, je pense que es gens n’en mangeraient plus.

  5. Mariedu77reau 9 mars 2009 at 7 h 34 min #

    Oui tu as raison c’est plutôt parce ue la viande est chère qu’on ne la mange plus
    mais il reste encore des gens qui mangent du cheval et pas rien que du cheval aussi du boeuf, du cochon, coq…
    ça ne se fait pas de pas manger de cheval et de manger du boeuf, du cochon…

  6. Frédérique 27 octobre 2008 at 21 h 25 min #

    Tiens un petit lien intéressant sur un marché aux chevaux de boucherie à Bruxelles
    http://www.chevalbonheur.com/lesmarches.htm

  7. Frédérique 27 octobre 2008 at 21 h 16 min #

    J’ai toujours eu dans l’idée qu’elle était meilleur marché que les autres…. je cherche…
    Tu as raison la moins chère est celle de boeuf, puis celle de veau, puis les volailles et enfin les plus cher sont celle de mouton et de cheval; Mais il reste que un récent sondage indique que 40% des ménages se refusent à manger du cheval et l’industrie concernée les considère comme définitivement perdus pour elle.

  8. Rien de Grave 27 octobre 2008 at 21 h 05 min #

    Les baisses font plaisir mais est-ce bien les mentalités qui changent ? Je pense plutôt qu’il s’agit du porte-monnaie, la viande de cheval est chère.

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